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Jeanne Desbiens Actualités

Coaching et formation

Quelle est votre corde invisible ?

Rédigé par Jeanne 5 commentaires

aneVous arrive-t-il de vouloir avancer sans y parvenir ? Vous arrive-t-il de vous sentir coincé sans en identifier la cause ? Si vous êtes dans ce cas alors il est possible que ce conte vous aide à prendre conscience de votre corde invisible. Comme à mon habitude, vous trouverez à la fin de l'article des propositions de leviers pour progresser et rebondir.

 

Le conte

Un paysan se rend au marché avec 3 de ses ânes pour vendre sa récolte.

La ville est loin, au moins à trois jours de marche. Le premier soir, il s'arrête pour bivouaquer à proximité de la maison d'un vieil ermite. Au moment d'attacher son troisième âne, il réalise qu'il lui manque une corde.

— Il faut absolument que j'attache mon âne se dit-il, sinon demain, il se sera sauvé dans la montagne !

Après avoir solidement attaché les 2 autres, il monte sur son âne et se dirige vers la maison du vieil ermite. Arrivé, il demande au vieil homme s'il n'aurait pas une corde à lui donner. L’ermite ne possède rien car il a depuis longtemps fait vœu de pauvreté et n'a donc pas la moindre corde. Il s'adressa alors au paysan et lui dit :

— Retourne à ton campement et comme chaque jour, fais le geste de passer une corde autour du cou de ton âne, et n'oublie pas de faire comme si tu l'attachais à un arbre.

N’ayant pas d’autre solution, le paysan fait ce que lui conseille le vieil homme.

Le lendemain dès qu’il se réveille, le premier regard du paysan est pour son âne. Il est soulagé de voir qu’il est toujours là !

Après avoir chargé les 3 ânes, il décide de se mettre en route, mais là surprise, le troisième âne, celui qui n’avait pas été attaché pendant la nuit refuse de bouger. Le paysan a beau tirer sur son âne, le pousser, rien n'y fait... L'âne refuse de bouger d’un pouce.

medium_4043682946Désespéré, le paysan retourne voir l'ermite et lui raconte sa mésaventure.

— As-tu pensé à enlever la corde ? lui demanda l’ermite.

— Mais il n'y a pas de corde ! répondit le paysan.

— Pour toi oui, mais pour l'âne, il y a une corde...

Le paysan retourne au campement et d'un ample mouvement, il mime le geste de retirer la corde du cou de l’âne et de l’arbre. L'âne le suit alors sans aucune résistance.

Vous avez probablement envie de hausser les épaules. Pfff, ce n'est qu'un âne ! et pourtant... nous aussi, nous pouvons être empêchés, nous aussi nous pouvons avoir une ou plusieurs cordes invisibles avec nos croyances, nos censures, nos représentations, nos jugements, nos peurs, nos colères, nos rancœurs ...

 

Un autre éclairage sur nos croyances

Vous l’aurez compris, notre corde invisible est souvent le résultat de nos croyances. Attention, on ne touche pas à ce qui fonctionne, ce qui nous aide. Développez votre discernement et recherchez les croyances dites « limitantes » celles qui gênent notre avancement ou qui nous retardent. Pour retirer notre corde invisible, nous devons « traquer ces croyances ». La PNL (programmation neuro linguistique) les a classées en 3 catégories : « sans espoir », « sans capacité » et « sans mérite ».

  • « Sans espoir » (= sans possibilité) : cette corde invisible nous maintient dans une position de méfiance, de fermeture. Nous renonçons à notre pouvoir personnel d’influence donc, quoi que nous fassions, quoi que soient nos capacités, cette croyance affirme qu’il nous est impossible de nous réaliser.
  • « Sans capacité » : cette corde invisible pousse à penser que les atouts sont innés donc, pas à notre portée. Le changement est possible mais nous n’avons aucun moyen de développer les atouts nécessaires à ce changement. De fait, nous sommes immobilisés.
  • « Sans mérite » est aussi appelé le « syndrome de l’imposteur » : nous croyons que nous pouvons obtenir ce que nous voulons et que nous en avons la capacité. Par contre, cette croyance nous dit que nous ne méritons pas de réussir ou que quelqu’un est « forcément » mieux placé que nous pour mener à bien telle ou telle mission. Nous ruminons en secret, c’est difficile à partager.

 

 Alors, comment faire avec vos cordes invisibles ?

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  1. Commencez par vous observer avec attention, remarquez vos habitudes de pensée. Si vous avez une personne de confiance dans votre entourage, je vous invite à lui exposer votre « traque » pour qu’elle vous donne son point de vue.
  2. Repérez vos généralisations, elles cachent souvent une croyance. Ce sont les phrases qui commencent par : toujours, jamais, de toute façon, d’une façon ou d’une autre, comme d’habitude, tous, nul ne…, personne, etc.
  3. Répondez aux questions : qu’est-ce qui m’empêche VRAIMENT de faire ce que je veux ? ; est-ce que j’ai déjà tenté quelque chose pour dépasser ces empêchements ? si oui, qu’est-ce qui m’a manqué ?
  4. Maintenant que vous avez identifié certaines de vos croyances, répondez, pour chacune d’entre elles, à la question très dérangeante : en quoi cette croyance m’a-t-elle été utile ? Oui, je sais, c’est une question scandaleuse ! Par contre, il est clair que pour convertir une croyance nous devons savoir à quoi elle nous a servi comme par exemple : donner une bonne raison de ne pas prendre de décision ; pouvoir se plaindre ; justifier ses postures, etc.
  5. C’est l’heure de la transformation :medium_7649502498
    • Quel est votre objectif ? C’est basique, mais sans objectif, difficile de se centrer sur une direction.
    • Quelle est la ressource dont vous avez besoin pour atteindre votre objectif ?
    • Faites un plan d’action : quelle est la première plus petite action que je peux mettre en place pour avancer vers mon objectif ?
    • Maintenez le cap et pratiquez. La confiance s’acquière en agissant. Il y a un temps pour penser et un autre pour agir. Pour intégrer une nouvelle capacité, il faut la pratiquer ! Quoi qu’il arrive, faites « comme si » vous aviez la capacité et pratiquez.
    • Faites le plein, remplissez votre réservoir. Je vous propose de relire l’article « la boîte à ressources ».
    • A chaque fois que votre « croyance limitante » se rallume, faites une pause, souriez à vous-même et répétez-vous avec douceur : oui j’ai de la valeur ; oui je peux le faire ; je donne le meilleur de moi-même ; oui, je mérite le bonheur / la réussite autant qu’un autre ; etc.
  6. Soyez indulgent et sans complaisance avec vous-même comme vous le seriez avec un ami. Accueillez ce qui vient et souriez à la vie. L’expérience est une leçon à découvrir puis à intégrer.

5 commentaires

#1  - nathalie a dit :

J'adore le conte et j'adore ton éclairage pragmatique

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#2  - Michel a dit :

En tant que cinéphile, j'aime le "cinquième élément" et ses visées de transformation..! Merci Jeanne.

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#3  - Thierry a dit :

Incroyable ! Pourquoi tout paraît si simple avec vous. Je viens de comprendre. Merci pour la méthode.

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#4  - Claude a dit :

C'est un très beau conte Jeanne. Oh oui, je me suis beaucoup attaché à des croyances, à des jugements, à des censures, à des colères...Je me suis sûrement fermé des portes. Mais miracle, j'ai trouvé sur ma route des personnes qui m'ont permis de dépasser tout cela et c'est tant mieux. Je n'ai jamais eu autant de projets, d'audace et d'ouverture que maintenant. Merci à toutes celles qui se reconnaîtront dans mon témoignage.

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#5  - Francis a dit :

Dans un 1er temps, je me suis dit mais c'est débile cette histoire d'âne. Mais après une pause réflexion, ça décoiffe. J'ai pas fini avec mes cordes invisibles, mes cordages même 😉
Merci !

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